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GROL RACE TROP SPACE

MessagePosté: 03 Juil 2018 20:39
par roller 2B
Je livre mon récit sur ma course dans la GROL. Désolé du retard.

9 juin 2018, première GROL pour moi. Soyons fou cette année à presque 64 ans, j'ai décidé d'enchaîner 2 courses de 24 heures d'affilé.
La GROL, ces 9 et 10 juin et Le Mans le 30 juin et 1er juillet.
C'est une découverte et de suite j'ai une excellente impression. Il règne une bonne petite ambiance familiale sur le circuit.
Après installation au camping, je récupère mon dossard, ma puce et les bracelets pour les repas.
Je revois des connaissances devenues des amis au fil des ans, Anaëlle, Roland (Rolxxan) ou Didier (Sanguinet solo), et quelques autres patineurs du PUC.
Le circuit de 2,710 km sans présenter une grosse difficulté comme la Dunlop au Mans, est assez technique avec un enchaînement de faux plats montants, de longues descentes et 2 petites montées casse-pattes ainsi que quelques rustines, passages de branches sous la chaussée ou parties "gratonneuses".
Je roule sans difficulté majeure de 15 heures à 18 h 15, malgré la chaleur, en enchaînant les tours jusqu'au départ de ma soeur et mon beau frère qui sont venus m'encourager. Ils ne furent pas les seuls car le public était chaud, de même que les bénévoles répartis tout au long du circuit et sans cesse, nous fûmes, quelles que soient les appartenances, encouragés et acclamés.
A 18h30, peu après mon arrêt, je découvre avec ravissement la Grolette, curieux mélange de rosé, eau de vie et autres ingrédients dont le concepteur garde jalousement le secret. ça se boit bien et j'en prends 3 verres (est-ce bien raisonnable ?).
A 19 heures à la soupe, et je décide de reprendre la route à 20 heures. Je me rends au camping pour me masser les pieds et d'un coup je me prends une crise de crampes dans les cuisses qui me bloquent à terre pendant presque une heure. Serait-ce l'effet Grolette ? Je suis dans l'herbe et impossible de me relever. La jeune fille de la tente à côté de la mienne (Alice je crois), me propose d'appeler les secours, offre que je décline, et me propose des cachets anti-crampes.
Je me suis fixé un objectif de 50 tours (135,5 km) ou au moins dépasser les 100 kms ce qui me fera un bon entraînement pour Le Mans.
Il est bientôt 21h30 et je vais voir sur l'écran ma position dans la course. Je suis 38ème et j'ai déjà parcouru 20 tours. J'en profite pour regarder d'autres classements, notamment celui d'Anaëlle, impressionnant, qui malgré son handicap occupe la 2ème place en solo féminin, et la lutte acharnée entre la Team GROL boy et Mérignac attaque pour les équipes, ainsi que la suprématie des équipes Team GROL Girls et GROL de Dames dans les féminines.
Je rechausse à 21h45 et reprends la route. Il ne pleut pas, il fait frais comparé à cet après midi où j'ai contracté quelques coups de soleil ( et oui, il ne pleut pas toujours en Bretagne) et c'est un régal de rouler à la fraîche sur le circuit. Je roule d'ailleurs jusqu'à 0h30 équipé de ma lampe frontale.
A un moment je vois Roland assis sur la barrière au sommet de la première "grosse" côte et nous discutons un peu.
Dodo jusqu'à 6 heures et au réveil, une averse. Je rage après la pluie mais ça ne dure pas. Je vais déjeuner et repars vers 8 h30. je roule par tranches de 5 tours ponctuées par un arrêt d'un quart d'heure. Curieusement chaque fois que je m'arrête il se met à pleuvoir. les arrêts se prolongent donc en attendant que ça sèche, pas besoin de prendre de risques. Anaëlle qui me dépasse à un moment de la matinée me propose de rouler dans son ombre, mais je ne la suit pas longtemps, trop lent ou trop nul comparé à elle.
Lors du dernier arrêt de 11 heures, le nuage de pluie semble fixé au dessus de notre tête, aussi passé 11h30, je déchausse et ne repars plus, et puis c'est bientôt l'heure de la soupe. Déjeuner durant lequel il tombe une bonne averse. Après une petite sieste je repars à 13h45 pour la dernière heure. Peu avant l'arrivée je stoppe au sommet de la première cote avec quelques solos Anaëlle se joint à moi. Elle a mal partout et dans un état de fatigue inquiétant mais elle tient toujours malgré son effort sur 24 heures de course en solitaire. Elle me fait l'immense honneur de bien vouloir partager son arrivée avec moi. Nous repartons et finissons la course ensemble sous les clameurs et les holas du public.
Je reste admiratif de sa performance puisqu'elle termine en seconde position de sa catégorie avec 121 tours (325,225 km) malgré son handicap.
Pour ma part, je termine 37ème solo homme, 137ème sur 169 au scratch avec 47 tours (124, 685 km). Le contrat est rempli :
- 1) finir la course
- 2) plus de 100 km
- 3) ne pas finir le dernier.
Ce fut un magnifique week-end, une organisation au top, des bénévoles se dépensant sans compter et qu'il faut remercier et féliciter, pour que tout se passe à merveille.
Ambiance, concert, convivialité, joie de vivre, tout y était, merci à tous.
Je reviendrai.

Re: GROL RACE TROP SPACE

MessagePosté: 04 Juil 2018 16:21
par Fenlabise
Belle course et beau récit ,
Pas de problèmes dans les descentes avec la grolette ?

Re: GROL RACE TROP SPACE

MessagePosté: 04 Juil 2018 22:46
par roller 2B
Non, contrairement à ce que je pensais j'ai bien négocié mes descentes malgré mon excès de grolette. Il faut dire que j'ai la caisse, 16 ans de marine ça forge un homme.

Re: GROL RACE TROP SPACE

MessagePosté: 05 Aoû 2018 6:27
par gui_gui
Bravo Roller2B et merci pour ce beau récit ! Alors comme ça il a plu dimanche ? Bigre ! Faut dire que les infos au sujet de la course de la GROL sont si difficiles à obtenir... Eh bien cela n'a pas dû être facile; le mélange eau + grains de sable fin sur une chaussée (qui plus est grattonneuse) c'est carrément glissant.
J'en sais pour expérience : La Faute sur Mer, une route que l'on croit "propre", une fois humide devient complètement casse-gueule du fait de la présence d'une fine poussière silicatée mieux connue sous le nom de "sable".
En 2015 nous avons eu du bol : pas une goutte de pluie, peu de vent, et pas trop chaud non plus. Des conditions exceptionnelles qui m'ont bien aidé.
Un de mes plus beaux souvenirs, c'est quand, la nuit, totalement seul sur la route, lumières du village éteintes pour cause de respect de la nature, je me prends un choc frontal en plein visage avec quelque chose de chaud, doux, léger mais pas trop, et qui arrivait virevoltant très silencieusement face à moi : Une chauve-souris. Elle a dû abuser de moustiques ayant eux-même abusé de sang de patineurs ayant eux mêmes abusé de la Grolette, sans aucun doute.

Re: GROL RACE TROP SPACE

MessagePosté: 08 Aoû 2018 23:27
par roller 2B
gui gui, merci. J'adore ta description du choc frontal. :lol: