Grol Race 2015

Le nombres d"événements de 24 Heures va en grandissant : Montréal, Calafat, la Faute, Grol Race, à vous de voir...

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Re: Grol Race 2015

par sanglier76 » 15 Juin 2015 21:47

Oui c'est le nouveau record mais ils avaient annoncé 523 hier !
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Re: Grol Race 2015

par Djoé.A » 15 Juin 2015 22:39

Je viens de mettre en ligne mes photos de la Groll Race 2015, rendez vous sur
http://www.djoe-ailliaud-photographie.fr

Suivez-moi sur facebook : https://www.facebook.com/pages/DA-Photo ... 937?ref=hl

Image
 
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Re: Grol Race 2015

par gui_gui » 16 Juin 2015 4:33

Hello tout le monde : ça va ? Pas trop mal aux guiboles ? Bon... on récupère doucement...
Oui le tableau est incohérent entre les valeurs moyennes et les distances.
La longueur de circuit annoncée en haut de page : 2,76 est fausse, c'est 2,716 exactement.
Il faudrait que cette page soit rapidement corrigée.
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Re: Grol Race 2015

par Kéno40 » 16 Juin 2015 9:26

Tu leur a envoyé un mail?
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Re: Grol Race 2015

par sanglier76 » 16 Juin 2015 9:45

Moi c'est fait..
Les résultats des juges et ceux publiés sont completement differend
Guigui: annonce des résultats:523 kms --- résultats : 540
Equipe road rollers : annonce 499 kms --- résultats : 516
Et pour moi : annonce 360 kms --- résultats 342


J'y comprend rien.....
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Re: Grol Race 2015

par Kéno40 » 16 Juin 2015 9:48

Toi c'est normal, ils t'ont enlevé des tours pour mauvais esprit sportif. :mrgreen:

PS : je déconne évidemment !
Tu viens à Paris cette année? Solo?
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Re: Grol Race 2015

par gui_gui » 16 Juin 2015 15:11

Le tableau vient d'être mis à jour !

http://www.grol-race.com/grol-race-2015-6/

sur la base de 2,716 km au tour, au lieu de 2,76
Avec 196 tours, ça me fait 532 km…
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Re: Grol Race 2015

par Kéno40 » 16 Juin 2015 15:16

Alors, du coup, en 2014, le solo qui a fait 193 tours et 532.68Km, il est devant toi?

Le parcours avait été raccourci cette année?
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Re: Grol Race 2015

par gui_gui » 16 Juin 2015 15:31

Non, c'est strictement le même parcours qu'en 2014.
2,716 km

http://www.openrunner.com/index.php?id=4335084

En tout cas sur la page de FB grol race, ils disent qu'ils vont aussi mettre à jour les résultats 2014.
Sinon 193 x 2,716 du coup ça fait 524,188 km
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Re: Grol Race 2015

par Fenlabise » 16 Juin 2015 16:50

Combien de temps faut il pour récupérer d ' un 24 heures solo ?
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Re: Grol Race 2015

par sixties » 16 Juin 2015 17:13

Fenlabise a écrit:Combien de temps faut il pour récupérer d ' un 24 heures solo ?


24h ;-)
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Re: Grol Race 2015

par gui_gui » 16 Juin 2015 21:20

à question enigmatique, réponse énigmatique...
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Re: Grol Race 2015

par sanglier76 » 16 Juin 2015 21:50

Gui-Gui sur un 24h c'est comme son avatar , il ne s'arrête jamais.....

Keno: Non paris m'à déçu en 2014,prix elevé et parcours pourri....Je ferais Colmar et Strasbourg
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Re: Grol Race 2015

par Kéno40 » 16 Juin 2015 21:56

La montée en gratton de l'an dernier a été supprimée. Et je vais pas m'en plaindre. Sinon, j'aimais bien car c'était assez technique à certains endroits.
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Re: Grol Race 2015

par gui_gui » 17 Juin 2015 14:19

13-14 Juin 2015 : LA GROL RACE
Grosse inquiétude. Une semaine avant la course, j’ai mal à la gorge, à la tête, j’éternue, je suis fatigué.
Que faire ? Je vais voir mon toubib… Celui-là même qui m’avait délivré mon certificat médical pour la course.
- Vous avez un début de sinusite. Je vais vous prescrire quelque chose de court, mais efficace.
- Et cela ne va pas… entamer mes capacités physiques ?
- C’est justement si vous ne vous soignez pas que vos performances sportives seront diminuées.
Et c’est ainsi que je me fais 4 jours d’antibiotique (Pyostacine), le dernier jour du traitement tombant 4 jours avant la course.
Au fil des jours de traitement, je sens ma force physique diminuer, mon mal de tête augmenter, et mon ventre protester.
Puis, pendant les 4 jours qui suivent la fin du traitement, je constate que si la sinusite semble s’être calmée, mon système digestif en revanche en a pris un gros coup.
Ma flore intestinale a disparu, c’est la diarrhée, la fatigue, et je suis désespéré. M’être entraîné autant et voir partir en fumée tous mes espoirs en quelques jours.
Je prends de la levure (Saccharomyces boulardii), espérant que cela colmate mes intestins. Peine perdue.
Trois jours que je prépare mes affaires. Sacs, rollers, tente de camping, duvet, bouffe… Je deviens fou.
Je ne sais ni par où commencer, ni par où continuer, ni par où finir. Je tourne en rond. Je suis passé de 500 km d’entraînement par semaine à 60 km d’entraînement par semaine en l’espace de 5 semaines.
Diminution progressive du volume, de la fréquence, mais pas de l’intensité. Quand je speede, j’y vais fort.
Mon repos a ça de bon : d’habitude quand je croise, j’ai toujours une petite fatigue aux hanches ou aux genoux. Là, rien.
Les croisés passent tranquillement, sans effort. J’avale la côte sans forcer. Je dévale la pente sans respirer.
Puis c’est le matin du départ. Vendredi 12 juin 2015, je me suis levé à 05h00 du matin, ai pris ma voiture et ai conduit pendant 45 minutes, jusqu’à Hettange-Grande, devant le gymnase où mon Roller-Club s’entraîne chaque lundi soir.
On arrive tous à peu près à l’heure, on charge le Renault Transit et la voiture du coach, et c’est parti, à 07h30, pour un rapide franchissement de la France d’Est en Ouest, 900 km quand même.
L’ambiance à bord du mini-bus va bon train, ça déconne à tout va.
On se pointe sur Quiberon vers 18h30, le temps de planter les tentes, de manger un morceau, et avec les amis on fait un tour de reconnaissance sur le circuit.
Là où les racines des arbres avaient soulevé le bitume, des patches de goudron tout frais ont été posés. Ils ne sont pas vraiment de niveau, ça butte sur les roues, ça sent le bricolage de dernière minute.
Les descentes sont sympa, ça promet de bons petits trains. Quelques petites zones de gratton tout de même dans un virage à la sortie du village, puis entre les deux descentes et au rond-point.
Je boucle mon tour tranquillement en 7 minutes (23 kmh). Tout cela m’a l’air parfait.
Dans ma tente, je dors très mal. Je me lève le samedi matin avec un bon mal de dos.
Je me strappe les orteils avec du sparadrap et de la gaze, enfile mes chaussettes et mes chevillères.
Petit déjeuner, préparation du ravito pour la course, installation de tout le matos sous notre tonnelle le long de la ligne des stands.
Je chausse mes Bont Semi-Race, montés sur platines Powerslide XXX 12.6”, roues Matter One20Five F0 125, mais usées en 122,5 mm.
C’est moins roulant que du 125 neuf, mais plus facile à gérer dans les côtes et face au vent.
Le départ de la course se fait dans la bonne humeur, les juges ayant finalement accepté de laisser courir les 3x125.
Mais une menace plane sur la course : celle de la pluie. En effet les infos météo contradictoires annoncent tantôt de la pluie, tantôt du sec.
Je prends rapidement un train confortable qui tourne en 7 minutes (23 kmh), mon cardio se balade entre 130 et 140 et je me dis que la vie est belle.
Seulement, au bout de 2 heures à ce rythme, des bruits arrivent à mon oreille comme quoi le solo favori de l’épreuve, Sixties, est parti très fort, et qu’il a 2 tours d’avance sur moi.
Après 15 ou 20 minutes de réflexion, je me dis qu’il ne faut pas laisser les choses comme ça.
Je largue mon train confortable et je pars seul. 145 pulses, le max de mon SV1.
148, 155 en côte, mais ça va, l’effort passe “inaperçu”.
Je finis par trouver un train plus rapide, sauf que là, c’est moi la locomotive.
145 pulses toujours, je suis au max de la limite de confort. Au-delà, c’est le déficit oxygène, et faut éviter. Mais je tourne en 6’40” (24,5 kmh), et ça devrait suffire.
Le but : rattraper Sixties. Le problème c’est que physiquement, je ne sais même pas à quoi il ressemble. Les gars me disent qu’il est en noir et rouge. C’est vague ! Eux en tout cas le connaissent.
Donc je reste locomotive, avec mes gars derrière moi, et ce sont eux qui me préviendront quand on verra Sixties.


Image

Au bout de 3 heures encore, on me prévient : Le voilà ! Sauf qu’il n’est pas devant, mais derrière. Un petit groupe nous dépasse avec un faible différentiel.
Sixties est devant, fin, athlétique… Je lâche mes wagons et me cale derrière lui, en début de soirée.
On constitue désormais un peloton de 3 ou 4 personnes, tournant à 25 kmh. Mon cardio est redescendu à 125 - 135.
Rapidement, nous nous retrouvons seulement tous les deux. Sixties connait tout le monde, et tout le monde le connait. Je me suis présenté, on se présente, ça va, on roule ensemble.
Il a 2 tours d’avance sur moi, ce qui n’est ni inquiétant ni rassurant.
D'habitude, je bois toujours au moins 1 litre de boisson isotonique dès la première heure de course.
Là, ça va faire 4 ou 5 heures que je roule avec le même litre en main. Je n'ai pas faim non plus, et bien entendu mes jambes sont comme neuves.
Je me dis que ma préparation sportive et ma surcompensation alimentaire ont joué comme un énorme tampon :
je roule en totale autonomie depuis 5 heures. Par sécurité, j'avale tout de même une gorgée de temps à autres.
C’est le soir et le temps fraîchit. Je chope une veste au passage devant mon stand.


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À chaque fois que j’ai besoin d’une chose (boisson, nourriture), je gueule un bon coup au passage du stand : quelqu’un de mon équipe sera là au tour suivant pour me le donner.
Mon équipe : les Road Rollers, ils ont passé les 500 km en équipe… Grâce à eux, ma logistique est assurée.
Surtout Karine, la seule femme de l’équipe, et sans elle, je crois que tout aurait été bien plus compliqué. En effet elle s’est occupé non seulement de mon ravitaillement, mais également du ravitaillement de toute l’équipe (les spaghetti bolognaise qu’elle avait préparé pour le vendredi soir au camping…)
On trouve Kat sur la route. Elle roule bien. On se prend la descente alors qu’un gars vient s’agripper à mon short par derrière moi, en me poussant très fort.
Le choc se répercute sur Kat, en tête de train, qui a failli chuter !
Heureusement elle a corrigé le tir et la catastrophe a été évitée de justesse.
J’engueule le mec derrière moi :
On s’agrippe pas ! On pose juste la main ! (quand je le distançais, il me retenait par le short !)
Sixties renchérit : on s’accroche pas !!La nuit tombe, après un long coucher de soleil rougeoyant. Sixties est sous le charme, moi aussi…
Au milieu de la nuit, Sixties m’annonce qu’il va faire une pause. C’est son planning.
De mon côté, j’avais décidé de longue date de ne pas faire de pause, hormis mes brefs arrêts pipi de 45 secondes.
Me voilà donc seul, la piste se vide. À un moment, je me prends une chauve-souris en plein visage.
Je ne suis pas du tout fatigué, au contraire. Le vent est tombé, ça roule tout seul.
Franck, (Crossmax), de mon équipe, m’annonce joyeusement que finalement, il ne pleuvra pas dimanche. C’est formidable.
La nuit est opaque, couverte, sans aucune étoile. Je sens la marée de temps à autres.
Mon équipe m’encourage, alors que je suis en train de passer premier, accumulant de l’avantage tour après tour.
Mon ventre ne s’est toujours pas remis des antibios de la semaine dernière.
J’ai dû faire 5 pauses rapides et extrêmement urgentes : 2 de jour, aux toilettes mobiles placées derrière les stands, et 2 de nuit, planqué derrière les arbres, et encore 1 de jour aux toilettes.
Non seulement ces pauses m’ont fait perdre, ensemble, au moins 25 minutes (3,5 tours), mais d’une façon générale, c’était tout mon corps qui était pénalisé : je n’étais évidemment pas au mieux de ma forme.
Quand on a la “courante”, il faut faire attention à ne pas trop boire et ne pas trop manger.
Et pourtant, quand on a ce problème, c’est justement là qu’il faut faire attention à la déshydratation, donc il faut quand même boire et manger. Et on est piégé par cette équation impossible.
Je ne force pas. Je sais que quand Sixties reviendra, il sera en forme, reposé, tout frais !
Ce qui ne manquera pas d’arriver, alors que l’aube pointera son nez par l’Est, côté terres.
En effet Sixties me rejoint avant l’aube, frais comme un gardon. On discute un coup.
Il est étonné que je n’aie pas fait de pause. Vais-je tenir ? Attention à la déshydratation !
Le classement indique alors que je suis premier, j’ai 8 tours d’avance, alors qu’il est environ 05h00 du matin, qu’il reste 10 heures de course.
Sixties pourrait facilement me mettre 1 tour par heure, non ? C’est clair !
Seulement, une chose se passe : Je ne suis pas fatigué. A aucun moment je n’ai eu sommeil.
À la 10eme heure (1 heure du matin), j’étais encore au-dessus de ma moyenne générale estimée.
Quant à la 17eme ou 18eme heure, période la plus redoutée des solos, la fameuse barre, je ne la ressens pas. Pas encore. Je la ressentirai bien plus tard, vers la 22eme heure.
Je dois d’ailleurs faire une pause vidange le matin vers 10 heures, et évidemment Sixties me largue à 5 heures de la fin.
Le ciel est devenu bleu, le soleil commence à cogner : je ressens le besoin de salé.
Je rêve de gaspacho bien frais qui descend tout seul. J’ai droit à des crackers extrêmement salés. Mais ça fait un bien fou. Le sel me régénère en l’espace de quelques minutes.
C’est un peu dur à avaler, mais c’est avec ça que je terminerai la course.
Antoine Morlaix m’encourage : il sait que c’est mon premier 24h, j’arrive et je me permets de gagner, il trouve ça trop fort, il rigole et moi aussi.
Vers midi trente (2h30 avant la fin), Sixties me rattrape, il vient de me regagner un tour en 2h30.
Maintenant pour qu’il gagne il faudrait qu’il me mette 7 ou 8 tours en 2h30, mission impossible et je le sais.
Cependant, je continue de tout donner car je n’ai pas envie de perdre encore un tour. J’ai mal aux orteils, ils sont trop serrés, ils doivent être enflés, mais ça va encore.
Les 2 dernières heures sont magiques. Tout le monde m’encourage, des gens que je ne connais pas, des spectateurs, des patineurs ! Ça crie “allez gui-gui !” partout.
Hier ça criait partout “allez Sixties”. J’étais un illustre inconnu et personne ne me calculait.
Et là, j’ai l’impression que toute la course me soutient. Quelques jolies patineuses, que je dépassais hier, me dépassent désormais.
Certaines m’aident dans la descente, d'autres dans les lignes droites, et ça me motive pour avancer.
Je deviens lent, je boucle désormais mes tours en 8 minutes (20 kmh), et les derniers en 8’30” (19 kmh).
Des patineurs viennent me couper le vent dans la descente, de temps en temps.
Je trouve malgré tout la force d’emmener derrière moi un autre solo, dans la côte.
L’ambiance est électrique, surchauffée. Les petits gars de la TEAM GROL en 3x125, qui filaient hier à toute allure, se rangent maintenant bien sagement dans des trains en descente…
ça sent l’épuisement, la joie d’en finir enfin.
Dernier tour : je mets un coup d’accélérateur, et franchis la ligne d’arrivée 3 minutes avant la fin des 24h.
Ça y est, c’est fini. Mes copains m’acclament. Je peux enfin m’asseoir.
On fera encore 1 tour d'honneur, tous les patineurs, et je ne sais pas comment je trouve encore la force de monter la côte.
Ni même de rigoler de joie dans la descente, où d'improbables trains se sont formés, dévalant la pente comme d'immenses chenilles.
Je crie : "Hé, vous êtes sûrs que ça passe, là ?" Mes compagnons de route rient aussi : en effet ça fait beaucoup de monde à la fois dans la descente, mais ça passe.
Cette fois c'est bien terminé et je peux m'asseoir dans la chaise pliante qu'un patineur me prête.
Je déchausse, mes pieds sont enflés, mais les tendons sont ok et finalement je n’ai aucune ampoule.
Je marche très lentement, je suis vraiment raide. J’enfile la combi de mon club pour le podium.
Je ne suis jamais très à l’aise dans ce genre de situation… Mais là je dois dire que c’est plutôt sympa…
La douche est tiède mais elle fait un bien fou.
Puis le soir avec mes camarades du club, on va au restaurant. J'ai bon appétit mais je mange finalement peu.
Le lendemain c'est le voyage retour pendant lequel on refait la course avec Aurélien, Franck, Patrick, Karine et Bachir.
L'organisation de la GROL race a connu quelques bugs, notamment sur le kilométrage exact du circuit.
Ils sont passés de 2,76 km à 2,716 km, la dernière valeur étant la plus précise.
Donc pour moi qui ai fait 196 tours, c'est passé de 540 km à 532 km. Ce qui n'explique pas les 523 km initialement annoncés.
Puis c'est un retour à la maison où ma femme et mes enfants me font la fête ! Je ramène du champagne et des confiseries bretonnes...
Et maintenant, repos !

Crédit Photo : www.djoe-ailliaud-photographie.fr
Dernière édition par gui_gui le 21 Juin 2015 5:43, édité 1 fois.
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Re: Grol Race 2015

par kat » 17 Juin 2015 18:17

Merci pour ton récit Gui-Gui !
Que d'émotions encore à te lire, après vous avoir vu rouler, les solos, alors que j'étais raisonnablement en équipe cette année ! Mon tour viendra dans moins de 2 semaines.... mais que d'envie à rouler à vos côtés, de si brefs moments !
Bravo encore pour cet exploit, j'aime par dessus tout le respect de la concurrence, et encore une fois les solos n'ont pas faillis à leurs habitudes !
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Re: Grol Race 2015

par Alf 15 » 17 Juin 2015 20:20

Waouh bel exploit !

Felicitations et merci pour ton Cr guigui (en le lisant j'avais envie de crier pour t'encourager ^^)

Peut etre va tu prendre gout a la competition et tenter de reiterer cette aventure apres de tels resultats

En attendant si d'autres pouvais prendre quelques minutes pour nous raconter en tout simplicité leur course ca serai cool (antoine au hasard ^^ , toi qui a une bonne plume)
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Re: Grol Race 2015

par gui_gui » 21 Juin 2015 5:48

Hello, j'ai édité mon CR, notamment chronologiquement, le roulage avec Kat avait eu lieu samedi en début de soirée (et non dimanche), j'ai aussi corrigé 2 ou 3 coquilles et ajouté quelques détails.
Pas facile de remettre les 24h dans le bon ordre, mais cette fois, je crois que c'est bon.
Un grand merci à tous les participants qui ont chauffé le bitume pendant ce week-end de folie !...
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Re: Grol Race 2015

par kat » 22 Juin 2015 20:08

Difficile de se rappeler de l'ordre des choses dans un 24 ! Mais Gui-Gui, j'ai roulé plusieurs fois avec toi et Sixties et la fois ou l'on s'est fait bousculer par derrière était bien le dimanche matin.... Pas très grave en soi, mais effectivement avec le nombre d'heures de roulage que vous aviez, je sentais bien que vous étiez plus vulnérables, et je n'avais vraiment pas envie de vous faire tomber ! C'est souvent le danger dans les dernières heures, les autres concurrents en équipe non absolument pas conscience de ce problème, et comme vous j'averti les éventuels compagnons que je ne préfère pas qu'on me touche/pousse....
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Re: Grol Race 2015

par gui_gui » 23 Juin 2015 8:31

Ah mais oui, ça me revient en tête maintenant ! Et c'est vrai qu'au bout d'un moment, on navigue au radar : on se prend la même descente des dizaines, des vingtaines, des trentaines de fois, on réagit par automatisme…
Je sais qu'à un moment tu étais partie en pause "photos", puis on t'a retrouvée… Ah oui 24h c'est long, il s'en passe des choses…
En tout cas heureusement qu'on n'a pas chuté à ce moment là. (on a eu un peu chaud sur ce coup-là)
Allez l'essentiel c'est que tout se soit bien passé. J'espère que tu es en grande forme pour le Mans, je vais suivre ça avec intérêt !
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